Bonjour à toutes et à tous !
Pffiiiou…Cela fait dix mois que je ne suis pas revenue sur mon blog ! C’est dire si j’avais besoin d’un break ! Mais me revoici dans la lolisphère, prête à reprendre mes élucubrations sur la mode Lolita !
Et le sujet que je choisi est très à la mode justement : Le sweet OTT ! J’ai fait le tour de la lolisphère, j’ai lu beaucoup d’articles, de conversations, de secrets flinguant ou portant aux nues les sweet ott… Mais voilà, il faut que j’y rajoute mon grain de sel !
Quand j’été au lycée (oula, ça fait limite mémé d’écrire ça X3 !) j’étais la seule à avoir des mèches roses et vertes fluos dans la tête, mes jeans étaient customisés, bariolés de couleurs, mes vêtements flashies et mon make up criard… La faute à un certain Marilyn Manson et à un certain Ziggy Stardust. Je m’en prenais plein la gueule chaque jour, mais ça ne m’arrêtait pas. Je me souviens de ce jour en cours de philo, nous étudions alors « la Beauté », et se tournant vers moi, le prof avait conclu quelque chose du genre :
« Les personnes qui se maquillent beaucoup, ou cherchent à être voyantes traduisent leur manque de confiance en leur beauté naturelle. Elles sont obsédées par les normes d’apparence que valorise la société et sont donc superficielles. »
Ce mot « superficielles », il m’a fait bondir au plafond ! J’ai levé la main et je lui ai dit :
« Je ne suis pas d’accord monsieur, je me maquille beaucoup et de mon point de vu, ce sont ceux qui collent des étiquettes aux autres selon leur apparence qui sont superficiels. »
Il est resté muet quelques secondes, puis il a admis qu’il y avait aussi du bon sens dans ce que je disais.
Parenthèse fermée, je quitte la Réunion, débarque à Paris et rencontre le lolita ! Je l’ai tout de suite adopté comme une mode à part entière alors que tous mes proches l’associaient à du déguisement ! Montrez une classique et une OTT à un individu « basique », il vous répondra que les deux sont déguisées ! Peut-être l’une plus que l’autre, mais de son point de vu, il y verra des déguisements d’époque ou de poupée !
Enfin, quand je suis arrivée, les tenues étaient sobres, peu nombreuses, les coiffures étaient souvent
quelconques, avec peu de headpieces, les filles, dont moi-même, ne savions pas encore exploiter nos cheveux par des coiffures originales. Je ne savais pas comment mettre du volume dans mes
cheveux fins et plats par exemple ! Il y avait peu de chapeaux et le plus souvent, on ne portait qu’un headdress ou un headbow, rien d’autre. Pareil du côté des bijoux, il n’y en a avait pas
ou peu. La plupart des filles portaient des ballerines ou des babies, etc…
Moi, Été 2008
Le style était de mon point de vu, immature en France et pour vous dire honnêtement, je préfère les coordis d’aujourd’hui (tous styles confondus) qu’à celles d’hier. Les classiques d’aujourd’hui coordonnent beaucoup mieux que leurs ainées qui elles ont connu la phase « tâtonnement » du lolita, je pense la même chose des gothic lolitas, des pirates des sweets etc… Le lolita est plus joli, plus diversifié, plus affirmé aujourd’hui. (<= ceci est mon avis purement arbitraire).
Les filles d’aujourd’hui bénéficient de plus de choix du côté des marques et de l’expérience de leurs ainées qui ont déniché des marques « offbrand », et détourné des éléments des marques « grand public », elles arrivent dans un univers enrichi, dans lequel elles peuvent puiser de « la matière » et réinviter leur look à volonté là où cinq ans plutôt, la « matière » était encore peu développée, et donc peu disponible. N’allait pas croire que je rabaisse les lolis de la première heure, bien au contraire, ce sont ces pionnières qui ont permis l’abondance de la « matière » que l’ont voit aujourd’hui.
Le ott connaît les mêmes effets que dans les styles plus sobres du lolita : il y a celles qui suivent le mouvement et il y a les pionnières, celles qui repoussent les limites, comme les premières lolitas les ont repoussées en osant sortir dans la rue à une époque où personne ne savait ce qu’était cette mode. Et c’est pourquoi j’admire autant les ott que les autres lolitas.
Bee Scuit Janvier 2012
Un reproche que j’ai souvent lu à l’encontre des ott concerne l’achat de réplicas, elles seraient, selon la lolisphère plus concernées que les autres lolitas. On va sûrement me jeter des pierres, mais il y a quatre ans j’achetais mes robes à 200€ à Baby Paris. On en trouvait même à 150€ hors soldes !!!! Le style s’est développé, les clientes sont prêtes à mettre des sommes faramineuses même pour des chaussures en plastiques, les prix se sont envolés ! J’adore le loli, mais alors que je travaille, je ne peux pas me permettre d’acheter une robe neuve de marque. J’achète des robes de collections passées en seconde, voir troisième quatrième main ! Les robes se baladent beaucoup dans le lolita ! Je n’achète donc pas directement chez les marques, en dehors des accessoires. Je préfère ça aux réplicas car j’aime débusquer la dreamdress sur le net, pour autant, je reconnais que les marques, alors qu’elles ont plus de clientèle on clairement boosté leur prix. Les robes ne sont pas taillées dans de la soie et sont très rarement produites au Japon, on se paye un peu notre tête. La crise terminant le reste… Non, je ne suis pas choquée par les réplicas.
Je précise que je parle ici des grandes marques qui produisent à la chaine. Les jeunes créatrices qui elles,
font des petites quantités, tout à la main, ont des prix justifiés.
Revenons aux réplicas. J’aime les beaux vêtements, donc ça ne me dérange pas de mettre 100€ de plus pour l’originale même en seconde main, mais je ne mettrais pas 200€ de plus. C’est une passion, certes, mais ça n’est pas l’investissement de ma vie.
Alors si les plus jeunes veulent s’acheter des réplicas, qu’elles y aillent. Je m’en fous complètement. La facture de leur tenue ne m’intéresse pas, seul leur look compte. Quant à nos chères marques lolitas, notez le double sens, elles sauront bien redescendre de leur perchoir le jour où elles n’y trouveront plus leur compte.
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